  L'eveil de Timothée par LA ROSE NOIRE (Cliquez sur l'image pour lancer la musique d'ambiance du chapitre)
Trahison
-Chargez-moi toute cette racaille.
Ordonna Richard Malvenne aux SSGM qui se ruaient à travers les issues pour contenir l'ARM toujours plus menaçante alors qu'à coté de lui la Princesse s'appliquait à dominer certains des prisonniers les moins résistants pour s'en faire des boucliers. Ils avaient été séparés d'Auguste lorsqu'ils avaient chuté du plafond. L'homme d'affaire se tourna vers les NEWMAN.
-Il me faut une vingtaine d'entre vous pour m'escorter vers la porte sud. Alice ? -Oui M. Malvenne ? -Je vous laisse vous occuper de la situation ici.
D'un coup de cravache sur le dos d'un mobien crocodile qui se mit à hurler de rage avant de se jeter dans la mêlée, la subalterne répondit :
-Merrel ? -Il nous rejoindra de ses propres moyens. -A vos ordres monsieur.
A quelques mètres de là à peine, la portion de l'armée dirigée par Démonika la régente des ténèbres passait en courant dans les couloirs. -A droite ! Là sur votre droite ! Ceera démolis moi cette passerelle pour empêcher les troupes d'avancer ! Rude t'arrête pas de pousser le fauteuil ! WHIIIIITE ! JE TE PROMETS QUE SI JE TE METS LA MAIN DESSUS CA VA MAL ALLER…
Le renard quant à lui avait depuis un moment pris congé de la charmante compagnie d'Aphrodite alors qu'il montait vers le haut du building là où la défense se faisait plus étroite. L'ARM désorganisée attaquait partout où ils voyaient des soldats tandis que lui, en militaire expérimenté pouvait voir où se trouvaient les forces de défense et ce qu'elles essayaient de protéger, et au bout de celles-ci : le centre de commande. Il allait rejoindre les forces du GUN et les aider à mater celle de l'ARM avant qu'il ne soit trop tard, il…
-Votre attention à tous les soldats des niveaux supérieurs, lança une voix familière dans les hauts parleurs. Protégez toutes les issues, personne ne doit entrer. -Winston ? Lança White avec surprise. -Winston est là ? ! Mais c'est la fête du slip ! Rugit Aphrodite. Allez les mous du bide ! On me défriche ces lignes ennemies ! Si on gagne la guerre sera finie !
White avait reconnu cette voix entre mille… Winston. Alors il était là, voilà pourquoi l'ARM avait décidé d'attaquer Prison Island. Il arma son fusil automatique : changement de plan, il allait filer un coup de pouce à l'ARM à sa manière, juste cette fois.
Les mobiens commençaient à tout défoncer sur leur chemin, ouvrant les portes des quartiers haute sécurité et libérant les prisonniers pour les armer. Cinq soldats prirent le temps d'ouvrir de lourdes portes de métal fermées sur un quartier haute sécurité de la prison dans laquelle ils reconnurent une figure familière.
-C'est le Colonel Noval !
L'échidné était assis en tailleur et ses yeux étaient fermés alors qu'autour de sa tête se trouvait une couronne de fer, les mobiens pris de frénésie vinrent libérer leur dirigeant enfermé avec toute la rage dont ils pouvaient, défonçant les vitres de verre qui l'empêchaient de sortir avant d'utiliser les clefs pour ouvrir ses menottes, Noval retira sur sa tête la couronne qui bloquait ses capacités et lança avec un sourire mauvais.
-Merci.
Les mobiens se mirent soudain à décrépir et à vieillir à une vitesse hallucinante les uns après les autres avant de tomber en cendres sous la puissance des pouvoirs de l'échidné qui finit d'arracher ce qui restait de sa camisole. Il fut attiré par le bruit de quelqu'un se tapant la tête contre le mur alors qu'il sortait, dans la cellule à coté de lui se trouvait un écureuil au regard complètement fou qui tapait sa tête contre la vitre, il avait l'air d'avoir fait ça pendant un moment au vu de sa tête en sang, Noval tourna sa paume vers celle-ci et la fit dissoudre d'un mouvement de poignet, libérant Nitro.
-Allez sors toi aussi, tu l'as bien mérité.
Nitro se projeta dehors et disparut au détour d'un couloir, courant comme un dératé alors que Noval se téléportait en avant par intermittence, apparaissant et disparaissant au fur et à mesure qu'il avançait dans la base.

-Ouah, tu comptais vraiment nous délivrer, tu parles d'un malaise. Lâcha Armadillio. -Excuse le vieux, ce type est complètement stupide, et je suis fatigué. Répondit Bruiser en massant ses poings à présent dénués de chaines. -On remettra les remerciements à plus tard ! Cria Mot, vous m'avez fait perdre de vue mon amie ! -Je suis désolé, vraiment. Répliqua le boxeur alors qu'il écrasait le genou d'un des soldats d'un coup de poing avant de lui déboiter la mâchoire d'un uppercut. -Les excuses ne vont pas la ramener ! -Ta gueule ! Cria Armadillio alors qu'il récupérait les fusils d'assaut sur les corps des cadavres. On va la retrouver ta pisseuse ! -J'espère bien ! Fit l'espion mécontent, elle est partie par là ! Suivez-moi !
Alors qu'ils avançaient le long des passerelles un grand flash lumineux bloqua le passage des trois mobiens alors qu'à travers celui-ci un être se matérialisait.
-Qui va là ? ! Cria Bruiser alors qu'une forme noire avançait dans la lumière aveuglante pour dévoiler un hérisson orangé portant un pull en tweed… Celui ci remonta ses lunettes d'un air négligeant.
-Je suis le professeur Horgelus. -Décarre de là on veut passer ! Cria Armadillio avant de se manger un rayon de lumière dans les yeux, le coyote brailla et se mit à piailler tandis que le professeur lançait d'un ton calme. -Je défendrai cette voie contre tous les intrus indésirables. Mon employeur ne veut pas être dérangé. -Pourquoi tu te mets sur notre chemin ? Rugit Mot. Tu es un mobien toi aussi ! -J'aspire à quelque chose de plus grand qu'à une simple révolution. Mais vous n'avez pas à savoir.
Fit-il alors qu'à coté de lui des doubles commençaient à apparaître de toute part, encerclant les trois rebelles.
-Je suis un éminent professeur de renom. Mais je suis également un homme aux pouvoirs divins.
Alors qu'il parlait, des escaliers commençaient à pousser dans toutes les directions alors que la prison se recréait complètement sous le regard du voleur et du boxeur qui commençaient à être pris de vertiges tandis qu'ils tombaient sur le sol et qu'ils se retrouvaient sur une plate-forme suspendue au-dessus du vide.
-Alors, est-ce que je vous fais peur ?
Lança la voix du professeur Horgelus perdue dans le néant alors qu'il tournait autour d'eux comme un fantôme, celui-ci se trouvait partout à la fois. Assis en haut d'un grand escalier, marchant en équilibre sur une rambarde, il se trouvait partout, et nulle part à la fois ; dans cet univers dérangeant tout semblait s'être arrêté alors qu'il maitrisait l'espace tout autour d'eux. Mot et Bruiser reculaient et déglutissaient lentement. Une énorme explosion fit trembler alors tout le bâtiment alors qu'un rugissement inhumain semblait s'échapper de la salle en contrebas.
-Karma ! -La vache. S'écria Bruiser, Armadillio, on doit foutre le camp d'ici ! Tant pis pour la donz…
Pour toute réponse le coyote flanqua un coup de crosse derrière son dos, on entendit un cri perçant alors que du sang coulait du néant et que le monde reprenait des allures normales instantanément et que les doubles d'Horgelus disparaissaient. là où se trouvait le néant quelques secondes auparavant se trouvait le professeur, en train de se tenir le nez.
-Espèce de sale petite raclure chanceuse. -Quoi ? T'en veux encore ? Où sont passés tes pouvoirs divins ?
Bruiser fit craquer les jointures de ses poings.
-Si un bougre d'idiot comme Armadillio est capable de te faire mal, alors jcrois que je suis capable de te mettre mon poing dans les dents !
Il se retourna vers Mot et lui lança :
-Va sauver ta donzelle ! On s'occupe de ce sale type ! -Je compte sur vous ! Cria le chasseur de trésor alors qu'il courait vers l'origine du bruit.

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