  Knuckles contre le Dragon d'Or, par KANNA (Cliquez sur l'image pour lancer la musique d'ambiance du chapitre)
Peplum
-Laissons cette monstruosité au gardien ! Cria Maximi, nous avons plus urgent !
En effet si Red n'était pas aussi gros et aussi dévastateur que le dragon d'or il n'en restait pas moins redoutable, celui-ci avait développé sur son dos de larges traînées noires rappelant celles des volutes de fumée de leur propres créatures alors que l'échidné bestial était à présent à quatre pattes. Theorem se concentra pour essayer d'apaiser l'esprit de la bête.
-Je n'arrive même pas à pénétrer là-dedans, c'est un animal sauvage, il n'a aucune conscience de ce qu'il est en train de faire.
Les mobiens de l'ARM mitraillèrent la créature mais les balles ricochaient sur son cuir comme s'il était composé de pierre, d'un mouvement de main il créa une onde de choc qui les fit tomber au sol. La bête poussa un hurlement alors que les volutes d'ombres encerclaient son corps, transformant celles-ci en un nuage noir au beau milieu de l'après midi, un nuage noir duquel on ne pouvait plus voir que des yeux rouges remplis de sang qui ne désiraient qu'une chose : tuer.
-Theorem ! Cria Maximi alors qu'il créait un cyclone pour contenir la bête. Brain est en train de fuir !
Fit-il alors que le docteur prenait ses jambes à son cou vers le quai et montait sur la barge qu'avaient utilisée les mercenaires pour arriver sur l'île.
-Je m'en charge ! Cria Kuamy qui dirigea son regard vers Brain, le foudroyant d'une onde psionique. Brain se tordit de douleur et s'écrasa au sol. -Bien joué Kuamy ! Cria Theorem. -Et vous n'oubliez personne ? !
Cria une voix tandis que devant eux apparaissait un échidné aux longs dreads sombres, les soldats levèrent leur lance.
-C'est le colonel Noval ! -Noval… Lança Maximi en lançant un regard effaré à l'échidné qui souriait à pleines dents. Noval écoute-moi ! Cette révolution est une farce ! Nous avons été manipulés par le docteur Brain ! -Je m'en fous. Répondit Noval avec désinvolture, regardant à tour de rôle, Kuamy, Theorem et Maximi. -Vous êtes tous là, c'est parfait.
Et d'un seul coup il se téléporta sur le dos de la bête, saisissant Red par la crinière alors qu'il se cabrait comme un lion, une lance dans une main, une mitrailleuse dans le dos.
-Nous allons pouvoir commencer, ma vengeance n'a que trop attendu.
-Noval ! Cria Kuamy, tu n'as pas à faire ça ! Tu peux encore changer ! -Tais toi traîtresse ! Je sais ce que j'ai à faire ! Cria Noval alors qu'il dirigeait Red avec ses pieds. Charge !
Contre toute attente la bête obéit, peut-être était-elle revenue à ce point à l'état bestial qu'elle ne voyait aucune raison d'objecter à ce que ses gènes lui dictaient ? La créature chargea la masse des échidnés de l'ARM.

-Rien n'est réel t'en fais donc pas. Lança Bruiser alors qu'ils se retrouvaient suspendus dos à dos au-dessus d'une chute d'eau s'écoulant dans un précipice de rochers acérés. Devant lui, Horgelus assis en haut de la chute et qui regardait les mobiens depuis son perchoir. -T'es pas un dieu ! Cria Armadillio, t'es juste une saloperie d'illusionniste ! -Je détiens le pouvoir de manipuler la lumière. Répondit Horgelus en essuyant son nez en sang avec un mouchoir en velours. Je peux recréer le spectre et déformer les images sous vos yeux pour vous faire voir ce que vous ne pourriez contempler. -Et tu comptes nous buter comment gros malin ? Cria Bruiser qui s'accrochait à la palissade devant lui et escaladait celle-ci à contre-courant. L'eau lui balayait la nuque, ses poings plongeaient dans la roche, il escaladait la falaise pour tenter de frapper le professeur mais son poing s'abattit dans le néant tandis qu'Horgelus disparaissait dans un nuage de fumée. -Est-ce que vous savez ce qu'est l'autosuggestion ?
Le décor se mit à changer. De lourds arbres poussaient tout autour de lui alors et leur cime perçait au-dessus du ciel. La chaleur devenait étouffante, en quelques secondes ils se retrouvaient en pleine jungle profonde.
-Si je plante une lance imaginaire dans votre cœur et que vous avez réellement l'impression qu'elle est là, votre cerveau réagira comme si vous aviez été bel et bien touché. C'est le pouvoir de l'autosuggestion, votre cerveau pensera tellement que vous êtes mort, qu'il s'arrêtera. De lui même.
Armadillio se mit à tirer dans toutes les directions, créant des lignes de trous dans les arbres qui se reformèrent magiquement tout autour d'eux tandis que Bruiser essayait de repérer d'où venait la voix. Soudainement les racines des arbres se mirent à ramper comme des serpents sur le sol alors qu'Armadillio essayait de leur tirer dessus, ils avancèrent en ondulant entre les balles pour s'enrouler autour de leurs membres, les paralysants dans une étreinte invisible.
-Ca craint à mort ! Cria Bruiser, j'vais être tué par une saloperie qui n'existe même pas ! -La ferme ! Répliqua Armadillio dont le leitmotiv commençait à taper sur les nerfs du tatou. -Alors quoi ? Tu vas le laisser te crever ? Ah merde ! Fit-il alors qu'il empoignait les racines autour de sa gorge et les tirait pour les dégager. -Vous pouvez lutter autant que vous le voulez. Lança la voix, vous ne sortirez jamais viv…
Le professeur fut interrompu par un tir de Mitrailleuse dans le néant de la part d'Armadillio, celui avait traversé les racines comme si elles n'existaient pas, Horgelus sortit de la brume en titubant, il avait été blessé à l'épaule par le mobien.
-Comment ? ! -Je me ferais pas crever par quelque chose qui n'existe pas. Lança Armadillio avant de mettre le scientifique en joue, il le chargea brusquement, traversant les arbres les uns après les autres ainsi que les murs se dressant entre lui et Horgelus avant de lui assener un coup de crosse dans la gueule, l'envoyant à terre et commençant à lui donner des coups de pied. Bruiser regarda le tout revenir à la normale en clignant des yeux… Pourquoi Armadillio arrivait à voir au travers des illusions et lui non ? C'est alors que l'évidence frappa le tatou, il n'y avait qu'une seule raison qui lui sautait à l'esprit :
Armadillio n'avait aucune imagination.
Bruiser se massa un peu le menton alors qu'Armadillio mettait une branlée à Horgelus, finalement c'était plutôt utile d'avoir un type comme lui dans les parages, même si 90% du temps il lui apportait que des ennuis.
-Assez ! Cria L'illusionniste avant de balancer un flash dans les yeux d'Armadillio et de se dégager, le décor se changea de nouveau en une énorme bassine se remplissant inexorablement. autour des yeux du coyote tournaient des lumières dansantes, l'empêchant de rompre le charme une nouvelle fois.
-Je vais en finir avec vous deux une fois pour toute ! Cracha Horgelus qui avait perdu son calme. Armadillio tenait ses yeux larmoyants derrière ses paumes et criait. Bruiser fronça les sourcils et ferma l'œil. C'était à lui de sauver la situation à présent. Il se concentra, à première vue il semblait essayer de rassembler en lui ses forces, mais en réalité ses pensées étaient toutes autres.
-Ne pense à rien, ne pense plus à rien, ne pense plus à rien, comme Armadillio ce crétin.
Le tatou avança paisiblement droit vers le mur alors que l'eau atteignait son torse, il posa ses mains sur la paroi et il ne la traversa pas. Il eut un sourire et donna un unique coup de poing entre l'endroit où se trouvaient ses deux mains, le poing percuta Horgelus en pleine mâchoire, l'envoyant au tapis alors que le tatou avançait vers lui.
-Je me doutais que j'arriverais pas à rivaliser avec la puissance de tes illusions sur mes sens, en revanche t'avais aucune idée de ça et tu t'attendais à ce que je traverse le mur à tout moment, c'est pour ça que tu as mis tes paumes contre les miennes lorsque j'ai posé celles-ci devant toi, pour simuler la présence du mur au cas où je le traverserais.
Horgelus se massait la mâchoire alors que Bruiser levait le poing et l'abattit sur son ventre, lui coupant net le souffle. Le hérisson recracha un jet de salive avant de tomber en arrière, KO. Ses lunettes brisées roulèrent à côté de son visage alors que le boxeur se tournait vers le coyote et l'aidait à se relever.
-Pas trop de bobo ? -Ta gueule ! -Pas autant que je le pensais alors. Allez viens, dépêche toi. Il s'en passe de belles là-haut.
Les deux mobiens se précipitèrent vers la sortie en courant.

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