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L'Héritage du Chaos
L'Héritage du Chaos
« le: Décembre 25, 2016, 05:59:24 »
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Bonsoir à tous.
Déjà, je tenais à m'excuser pour le premier récit que j'ai commencé à écrire sans le terminer.
Malheureusement, il y avait trop d'incohérences, trop de personnages à gérer pour que je ne le termine.
Laissez-moi pour me racheter, vous proposez un récit plus travailler, qui lui a de fortes chances d'arriver à son terme.
Son nom ? L'Héritage du Chaos
Son genre ? Je dirais un peu sombre sur les bords mais au final tout ce qu'il a de plus sonichéen.

Ce récit va commencer par le Chapitre 0, qui sera diviser en 4 parties.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture pour ceux qui veulent et un joyeux Nöel à tous.
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #1 le: Décembre 25, 2016, 06:59:23 »
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L’Héritage du Chaos


Chapitre 0 : La genèse




          L’Emeraude mère et les émeraudes du chaos… Depuis des temps immémoriaux, ces reliques illuminent l’univers de par leur éclat versicolore. Leur incommensurable source de pouvoir combiné à leurs origines mystérieuses, n’ont pas tardé à les propulser au rang de légende et bon nombre de mythes sont nés et se sont transmis de génération en génération.
Au fil des âges quand la puissance de ces pierres n’était pas source de convoitise ou réalisatrice de miracles, était crainte et vénérée par les antiques civilisations aux cœurs purs qui millénaires après millénaires, ont eu la lourde tâche de veiller sur les émeraudes le tout, en cohabitant en paix avec ces formes de vie inconnues qui semblaient étroitement liées aux gemmes.

Aujourd’hui, ces reliques qui se sont dispersées aux quatre coins de l’univers à la suite d’innombrables conflits, octroient à Sonic le hérisson lorsqu’elles sont réunies en cas de danger imminent, une énergie quasi-illimitée nées des sentiments et de la confiance que lui témoignent ses amis, capable de vaincre le mal le plus absolu.

Ainsi demeure l’histoire des émeraudes du chaos et de l’Emeraude Mère telle qu’elle est contée de nos jours cependant, qui connaît réellement les origines ancestrales de ces joyaux… ?


Dossier 1 : L’Emeraude Mère




          D’après les anciennes légendes, l’Emeraude Mère serait la première des reliques ayant vu le jour jadis. Les théories les plus illuminées avancent même, qu’elle serait à l’origine de la création de l’univers, qu’elle serait tout simplement, un joyau divin.
Toutes les galaxies, les planètes, la vie… Oui, tout le cycle naturel et perpétuel de l’univers serait en réalité façonné par l’immense pouvoir de L’Emeraude Mère.
Aussi puissante soit-elle, comment une aussi petite relique à l’échelle universelle, peut-elle régir toutes les lois existentielles ?
Et bien la réalité veut que la mère des gemmes soit à l’origine d’une taille bien plus imposante qu’une planète.
En effet, la pierre s’est au fil des âges, délestée d’innombrables morceaux jusqu’à atteindre la taille que tous lui connaissent.
Ces fragments détachés étaient dotés d’un tel pouvoir, qu’ils ont été capable de se développer et par conséquent, créer les planètes que l’on connait et la vie qui y réside.
Ainsi, le premier morceau qui s’est séparé de l’Emeraude Mère il y a fort longtemps, a donné naissance après plusieurs millénaires à Luminos, le berceau de toutes les légendes.



Dossier 2 : Luminos, le peuple élu




          Après de nombreux siècles, le tout premier fragment de l’Emeraude s’est développé et peu à peu, la vie a fini par y apparaître. C’est ainsi que les premiers autochtones ont baptisé cet astre, Luminos.
La planète s’est rapidement développée au fil des générations et les pacifiques habitants y demeuraient en paix. Grâce à la puissance sans limite de son cœur et au labeur des humains, l’astre arborait des campagnes verdoyantes, des terres fertiles et sa technologie de pointe, faisait de l’ombre à celle des autres planètes qui progressivement, se développaient dans l’univers tout entier.
Forts de la richesse que leur octroyait son fragment, les luminosiens s’étaient toujours montrés très reconnaissants envers l’Emeraude Mère, et pléthores de temples retraçant son histoire et de gravures à son effigie, ont peu à peu vu le jour au cours des âges.

Lorsque la mère des gemmes a atteint une taille avoisinant celle que nous lui connaissons, cette dernière a trouvé refuge sur la première planète qu’elle a jadis créée et y a été accueillie comme un cadeau divin par son peuple qui à cette occasion, lui a bâti un édifice sacré, nommé le Sanctuaire des Lumières.
L’Emeraude a ainsi choisi un représentant parmi les luminosiens, un être au cœur pur seul capable de canaliser son immense pouvoir et dont le statut se transmettrait de génération en génération. Cet homme, se nomme le Grand Sage.

Les anciennes écritures, disent que l’Emeraude Mère est vouée à disparaître dès lors que sa mission aura été accomplie en l’occurrence, créer un univers parfait à partir de ses fragments qu’elles abandonnent siècle après siècle, jusqu’à totalement se disperser.
Luminos était alors devenue aux regards des autres peuples la planète sacrée choisie par la divinité, faisant de ses habitants une nation élue.
Si les autres populations se sont dans un premier temps accommodés de cette situation, malheureusement, la donne s’est brutalement inversée et les planètes lassées du statut divin de Luminos et effrayées par les possibilités qu’offrait l’immense pouvoir qu’elle gardait entre les quatre murs du Sanctuaire des Lumières, n’ont pas tardé à convoiter l’Emeraude et ont tout mis en œuvre pour se l’accaparer.
C’est ainsi, que de nombreux conflits ont éclaté et que l’astre élue seule contre tous, est rapidement devenue le théâtre de nombreuses guerres qui peu à peu, ont fini par ravager sa terre riche. Face à la nouvelle menace qui planait désormais au-dessus de leur tête, le Grand Sage de l’époque fort de son statut, a décidé de sceller la relique dans un endroit sûr, dont lui seul et ses descendants détiendraient l’accès.
La planète qui était jadis si belle et si prospère, a vu ses champs luxuriants labourés de toute part, ses grandes villes fières et nanties ravagées et ses temples pillés et retournés, par la recherche incessante de la mère des gemmes.
Oui, les belligérants n’ont guère laissé de répit aux pacifiques luminosiens, allant semer même jusque dans les campagnes les plus reculées, chaos et désolation.
Vous l’aurez compris, ces intenses batailles qui se sont étalées pendant des siècles, ont en plus d’avoir eu leur lot de victimes, changé la vie de beaucoup de luminosiens, parmi lesquels figurent un jeune garçon nommé Ignacius et qui certainement, s’avère être l’individu à l’origine de tous les bouleversements futurs…


Dossier 3 : Aria et Ignacius




          L’histoire nous amènent donc à environ 4 500 ans avant l’ère du hérisson bleu. Luminos est ravagée et les guerres continuent d’éclater partout sur la surface du globe. Après avoir reçu des indications concernant la position exacte de l’Emeraude Mère, un groupe d’assaillants avait pris pour cible un petit village sans histoire, au nord de la capitale luminosienne.
La bourgade qui demeurait déjà profondément plongée dans les profondeurs de la nuit, était animée par les hurlements de terreur des villageois et secouée par leur folle course désordonnée, qui faisait trembler la terre sous leurs pieds. Les assaillants dissimulés derrière leur combinaison sombre et leur épais casque eux, imposaient leur loi à l’aide de ces canons laser qu’ils brandissaient d’un bras conquérant et qu’ils employaient sans la moindre retenue.
Les bâtiments s’écroulaient au rythme des explosions retentissantes, les maisons étaient en ruines et les flammes venaient teintées le ciel opaque d’une lueur rouge sanguine.

Dans ce chaos total, une jeune fille et un petit garçon tentaient à tout prix d’échapper au destin que leur réservait fatalement l’issue de cette funeste nuit. La demoiselle qui part sa taille semblait plus âgée que son camarade, arborait une longue chevelure brune qui s’éparpillait au vent au fil de sa course. En dépit des circonstances, ses grands yeux noisette remplis de pureté et d’innocence, n’affichaient aucun signe d’une quelconque peur. Elle portait une longue robe blanche en lambeaux et sa peau mate ainsi que son vêtement étaient ternis par les épaisses fumées obscures. Quant au petit garçon, il disposait de cheveux fins et très courts et était vêtu d’un simple t-shirt et un bermuda blancs, pas dans un meilleur état que les habits de son acolyte. Ses paupières étaient gonflées et le vent qui se heurtait contre son visage, séchait ces quelques larmes qui avaient coulé le long de ses joues. Son regard était vide, inexpressif, et ses yeux marrons ne lâchaient pas d’une semelle, l’une des petites maisons au loin, qui peu à peu s’effondrait sous le joug des lasers ennemis.
Les deux individus courraient sans la moindre relâche main dans la main, au milieu de la foule agitée. La jeune fille semblait tracter de toutes ses forces le petit garçon qu’elle agrippait fermement et qu’elle traînait tel un poids mort.

Après plusieurs minutes de chasse, l’intensité des cris et des courses des villageois ont peu à peu fini par s’amenuiser et les seuls pas qui labouraient encore hargneusement le sol boueux du village, n’étaient autres que ceux des assaillants, qui tonnaient haut et fort de ne laisser aucun survivant s’échapper.
Il était donc devenu impossible pour les deux enfants, de se fondre dans une masse quasi décimée et de continuer à fuir à découvert.
Ce contretemps n’a pas empêché la jeune fille de faire étalage de tout son sang-froid, en se dirigeant brusquement vers la première habitation que son regard a croisée. Malgré son aspect menaçant et les flammes qui gagnaient peu à peu du terrain, la demoiselle s’est introduite à l’intérieur de la bâtisse et s’est dissimulée avec le jeune garçon, derrière la porte d’entrée qui tenait à peine debout.
Lorsqu’elle a examiné d’un regard attentif l’intérieur de la maison légèrement éclairée par le brasier, elle a sereinement constaté que ce n’était qu’une question de temps avant que les fumées toxiques ne parviennent à les asphyxier tous les deux. Seulement, au vu de ce regard déterminé qui ne la quittait décidemment pas, il était facile de deviner qu’elle préférait périr par manque d’oxygène que par la main de leurs assaillants.
La jeune demoiselle s’est donc recroquevillée au pied de la porte et a patiemment attendu que la situation ne se calme à l’extérieur, en serrant fort son camarade contre sa poitrine, montrant ainsi pour la première fois quelques signes d’inquiétude. Il faut dire aussi qu’il y avait de quoi. Les forces adverses présentes à l’extérieur, semblaient ardemment rechercher les deux jeunes individus et les directives ennemies ne cessaient guère de retentir non loin de leur cachette.
« Ils n’ont pas pu aller très loin ! Retrouvez-les, ne les laissez pas s’échapper ! »
Autant dire que la tension sur le seuil d’entrée de la maison était à son paroxysme.
Et alors qu’ils croyaient que la situation ne pouvait pas se détériorer davantage, la jeune survivante a brusquement été apostrophée par le bruit de pas discrets, qui se rapprochaient dangereusement de leur refuge.
Son cœur s’est alors mis à tambouriner dans sa poitrine et sa respiration ainsi que celle de son camarade qu’elle tentait tant bien que mal de camoufler derrière le tissu de sa robe, se ralentissaient à mesure que les pas se rapprochaient de la porte de l’habitation.
Lorsque visiteur a lentement déposé sa main sur la poignée de la porte d’entrée, le temps s’était comme arrêté à l’intérieur de la maison.
Malgré la chaleur étouffante que dégageait flammes, l’atmosphère s’était comme rafraichie, à l’image des sueurs qui coulaient le long du front des deux survivants. En effet, la jeune fille qui paraissait totalement résignée, demeurait impuissante les yeux écarquillés et bloqués sur la clenche, dans l’attente imminente de leur bourreau.
C’est alors que le fond de la bâtisse s’est brutalement effondré, provoquant ainsi un nuage de poussière noire et dense, qui en plus d’envahir les ruines, s’est rapidement propagé à l’extérieur.

Quand les dernières planches boisées ont cessé de se heurter contre le sol et que la tempête de poussière s’est dissipée, le soldat s’est finalement rétracté avant d’alerter à haute voix ses alliés.
« Rien à signaler ici non plus ! Vu l’étendue de l’effondrement, je doute que ces deux satanés gamins aient pu en réchapper. »
Ayant terminé de vérifier les environs, les soldats ont peu à peu déserté le village avec pour seul objectif, mettre la main sur ses deux derniers survivants.

Bien évidemment, mal avait pris à l’assaillant de penser que les deux jeunes enfants ne se trouvaient pas à l’intérieur du bâtiment délabré, lui, qui était pourtant à une poignée du but.
Oui, malgré le poussier et une toux passagère, les survivants paraissaient s’en être tirés sans vraiment trop de dégâts.   
A la fois inquiète et soulagée, l’aînée s’est empressée d’interrogée son camarade d’une voix douce et attentionnée.
« - Tu vas bien Ignacius ?
Encore légèrement sous le choc, le petit garçon s’est contenté de hocher la tête en guise de réponse. 
Alors que ses paupières commençaient petit à petit à s’humidifier, la jeune fille s’est soudainement faite interpellée par le bonhomme qu’elle tenait fermement.
- Dis grande sœur… ?
A l’écoute de la voix de son frère, la demoiselle s’est aussitôt ressaisie et l’a regardé d’une mine rassurante et d’un sourire qui se le voulait tout autant.
- Qu’y a-t-il ?
- Papa et Maman… ils vont nous rejoindre pas vrai ? Pas vrai dit ?
Au vu de son ton anxieux et de ce visage de qui laissait paraître une lueur d’espoir, Ignacius avait l’air d’attendre beaucoup de la réponse de son aînée, qu’il fixait avec une certaine impatience.
Visiblement embarrassée par la question de son cadet, la sœur a d’abord gardé le silence, avant d’essuyer discrètement les larmes au coin de ses yeux. Elle a ensuite fini par resserrer son étreinte autour de son frère.
Son silence était bien plus explicite qu’une réponse et aussi jeune soit-il, Ignacius paraissait avoir compris ce que sa sœur n’avait eu pas la force du lui répondre, autrement que par ce silence pesant.
- Ne t’en fais pas mon trésor, ta grande sœur Aria est là et je peux t’assurer que je te protègerai quoiqu’il puisse m’en coûter. »
Lorsque ces mots sont parvenus dans ses oreilles, le jeune garçon a fini par pleurer en silence, et l’innocent éclat de son regard d’acajou, semblait s’être terni à jamais..


   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #2 le: Décembre 25, 2016, 07:04:17 »
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Dossier 4 : Les émeraudes du chaos




          Du temps s’était écoulé depuis cette tragique nuit durant laquelle Aria et Ignacius avait échappé de peu au trépas. Depuis, le frère et la sœur sont toujours restés ensemble, tous les deux. Ils n’ont eu de cesse de sillonner le globe, à la recherche de régions encore prospères, loin des guerres et de la désolation qui régnaient en maître sur la majorité de la planète. Leur route a été longue et semées d’embûches et les conflits qui se propageaient rapidement et qui gagnaient des territoires de plus en plus reculés ne leur simplifiaient pas la tâche. Aria et son petit frère ont ainsi passé plusieurs années à parcourir l’étendue de Luminos, tels des vagabonds ayant nulle part où aller. Ils ont traversé de nombreuses terres désolées et de villages dévastés et désertés, qui n’étaient pas sans leur rappeler leur propre bourgade dont le douloureux souvenir restait encore une plaie fragile.
Dès lors qu’ils trouvaient enfin un espace habitable et éloigné des conflits, la réalité les rattrapaient et les forçaient souvent à s’exiler de nouveau, lorsque le danger se rapprochait de trop.
Vents et marrées, tempêtes glacées et ensablées… les deux jeunes survivants ont dû faire face aux situations les plus précaires, dans l’espoir de connaître un jour des lendemains heureux. Oui, on peut facilement affirmer que la majeure partie de leur jeunesse n’a finalement été basée que sur un seul mot d’ordre, la survie. Cela n’a pourtant pas empêché la courageuse Aria de tenir sa promesse parfois même au péril de sa vie, protéger ce petit frère qui n’avait plus qu’elle.
Quant à Ignacius, plus le temps passait et plus il semblait se renfermer sur lui-même, sans que sa sœur aînée trop préoccupée par la survie de son cadet ne le remarque pleinement. Hélas, c’est une fatalité qui demeurait des plus logiques, pour un enfant de son âge ayant grandi dans un climat de guerres et de conflits incessants..
« Dis Aria ? Pourquoi, pourquoi les peuples des autres planètes nous attaquent-ils ? Pourquoi veulent-ils nous prendre l’Emeraude divine qui nous a choisi nous, les luminosiens pour la protéger ? » s’interrogeait souvent le petit garçon à la vue de toutes ses régions ravagées par la violence des belligérants.
Face aux questions de son cadet, Aria qui n’avait malheureusement jamais de réponse à lui apporter, se contentait de lui répondre avec un sourire triste que les choses finiraient par s’arranger.
Dépourvu de toute naïveté depuis cette nuit-là, le jeune garçon s’est progressivement mis à la quête d’une réponse et inconsciemment, a commencé à développer une profonde haine mortelle pour ceux qu’il a fini par baptiser « les profanes ».

Après presque une décennie de fuite, Aria et Ignacius sont finalement parvenus à trouver un territoire que la guerre avait miraculeusement épargné.
Il s’agissait d’un petit village dissimulé au milieu d’une vaste clairière, ceinturée par une épaisse forêt.
Cette bourgade était en grande partie constituée de familles rescapées ou décimées, qui ont fui leur terre natale à l’image de Aria et Ignacius.
Il faut dire que le hameau était paisible, constamment caresser par un air frais et rassurant. En plus d’être des plus accueillants, il profitait la majeure partie de la journée de l’éclat du soleil, lorsque ses rayons daignaient le frapper de sa lumière dorée.
Les petites habitations s’y voulaient modestes, avec leur forme cubique et ces épaisses parois en pierres blanches qui les maintenaient debout.
Les rues étaient recouvertes de pavés blancs, sur lesquels les enfants venaient à courir avec entrain et énergie et l’ensemble du village était constamment plongé dans les effusions de joie et les rires de ces derniers, qui s’amusaient autour de la grande fontaine en pierre au centre du village, d’où ruisselait une eau pure et cristalline.
Les jardins y étaient verdoyants, et l’atmosphère reposante.
En soit il s’agissait là d’un petit coin de paradis qui aurait presque fait oublier que la planète était plongée dans le chaos le plus total.
En tout cas, Aria elle semblait enfin heureuse. Elle s’était reconstruite au fil des ans et son bonheur se distinguait clairement à travers cette beauté rayonnante qu’elle avait acquis en grandissant.
Quant à Ignacius, il avait lui aussi bien grandi. Le petit garçon pleurnichard et sans défense, avait laissé sa place à un jeune homme d’apparence posée et d’une maturité avancée. L’âge l’avait également doté d’une intelligence surdéveloppée et d’un sang-froid hors du commun, qui lui avaient rapidement attiré l’admiration de l’ensemble des villageois qui le voyaient déjà comme le potentiel descendant Grand Sage.
Cependant, il n’en restait pas moins froid et distant avec les autres et ne souriait que très rarement, à la différence de sa sœur aînée pleine de vie.
Ceci étant dit, les deux survivants ont quand même vécu en paix de longues années durant au sein du village du moins, c’était sans compter sur Ignacius, dont le temps et la tranquillité de sa nouvelle vie, n’avaient fatalement en rien altéré son dégoût pour les belligérants. Oui, le jeune adulte avait passé ces nombreuses années à se livrer à d’innombrables recherches défendues et expériences secrètes à l’abri des regards, dans le but d’enfin trouver un remède à tous ses maux.
C’est ainsi que ses diverses investigations, l’avaient très souvent amené à s’éloigner de longues semaines du patelin, laissant derrière lui par la même occasion une sœur morte d’inquiétude et prétextant un sourire rassurant aux lèvres, que ses absences étaient importantes pour la prospérité de leur bourgade.
Cependant, Aria avait eu vent de quelques bruits qui commençaient de plus en plus à courir au sein du village, comme quoi le jeune génie dissimulerait un laboratoire secret caché au milieu de la forêt et à l’intérieur duquel, son frère s’essayerait à la confection de redoutables armes de guerre.
Si elle n’a pas voulu prêté attention à ces effroyables rumeurs dans un premier temps, l’absentéisme répété et le manque d’explication de son cadet, a pourtant forcé la jeune femme à accorder davantage de crédit à ses ragots.
C’est donc à contrecœur et rongée par la curiosité, que Aria avait donc décidé de suivre Ignacius lors de sa prochaine excursion, dans l’objectif d’en avoir le cœur net.

Ce fameux jour est ainsi survenu quelques journées après sa suspicion et le jeune homme au seuil de la porte de leur maison, s’apprêtait à saluer sa grande sœur un sourire serein aux lèvres.
« - Bien, je dois y aller à présent.
Pour une absence qui s’avérait très certainement assez longue, le jeune homme n’emportait avec lui qu’un simple sac à dos à cordes, qu’il portait au bout de son épaule.
C’est alors qu’à sa grande surprise, Aria s’est jetée dans ses bras et l’a serré tendrement contre elle.
Devant l’attitude peu habituelle de son aînée, le génie n’a pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux d’étonnement.
- Tu as bien grandi mon petit frère chéri, tu es même arrivé à être plus grand que moi aujourd’hui, » a-t-elle affirmé d’un ton taquin et d’un sourire qui l’était tout autant.
« Pourtant, je te vois toujours comme un petit garçon, comme ce petit trésor que j’ai juré de protéger au péril de ma vie.
Lorsqu’elle a prononcé cette phrase, la jeune femme affichait une mine affectueuse et ces yeux noisettes scintillaient d’une nostalgique presque larmoyante.
Visiblement peu à l’aise face à autant d’affection, Ignacius a délicatement repoussé sa grande sœur, avant de finalement franchir la porte fort de ses derniers mots.
- J’ai plus de 20 ans désormais Aria. Repose-toi c’est à mon tour maintenant de veiller à ce qu’il ne t’arrive rien.. »
Au-delà de ces paroles mystérieuses qui l’avaient laissée sans voix, la jeune femme avait surtout été interpellée par le regard qu’affichait son cadet au moment de les prononcer. Oui, ce dernier était menaçant, aiguisé et laissant clairement transparaître autre chose que ce qu’il venait d’affirmer à l’instant, toute au contraire il inspirait une grande animosité.
Aria le savait alors, elle n’avait plus d’autre choix que de découvrir ce que manigançait Ignacius et la route qui la mènerait vers les réponses qu’elle attendait, débutait à l’entrée de cette maison qui l’avait vu s’épanouir.

Quoiqu’il en soit le temps que son frère prenne un peu d’avance, l’aînée a patienté quelques instants derrière la porte de la maison, avant de le prendre discrètement en filature.
A l’extérieur, les rues étaient pratiquement désertes. Le ciel menaçant qui y trônait n’y était surement pas indifférent d’ailleurs. Effectivement, il était gris et ce n’était qu’une question de temps avant que les denses cumulonimbus qui le recouvraient, ne viennent à se délester de leur trop plein de pluie.
L’air était chaud et l’atmosphère pesante. Tandis que Aria prenait soin de garder une distance raisonnable et de se dissimuler derrière le moindre bâtiment qui croisait sa route, suspicieux et d’une prudence exagérée, Ignacius inspectait ses arrières à chaque coin de rue tel un malfaiteur s’apprêtant à commettre un méfait.
Il marchait d’un pas lent et veillait à éviter tout contact avec les villageois, en revêtant une capuche noire et en passant notamment par des ruelles sombres et très peu fréquentées.

Lorsqu’il est arrivé à la sortie du village, le jeune homme s’est une nouvelle fois assuré de ne pas être suivi, avant d’emprunter le sentier qui menait à la forêt.
Aria toujours à la poursuite de la vérité, se dissimulait au dos des arbres qui jalonnaient chaque côté du chemin et a slalomé de tronc en tronc jusqu’à l’entrée du bois.

A l’intérieur de la sylve, la filature a pris une toute autre dimension.
En effet, la lumière du jour qui ne parvenait pas à pourfendre les épais feuillages de ces arbres vertigineux, rendait pour la jeune femme la progression de plus en plus difficile.
Il faut dire qu’au milieu de l’obscurité permanente de la forêt, le courage de la jeune femme a été plus d’une fois mis à rude épreuve. Entre les bêtes dont les hurlements terrifiants étaient à glacer le sang et les croassements intrigants de ces cordeaux qui du haut de leurs branches, la fixaient telle une intruse, Aria a fait preuve d’un sang-froid indescriptible là où beaucoup auraient déjà fait demi-tour. Cependant, plus elle progressait au sein du bois, plus ses poils se hérissaient au point qu’elle se mettait à craindre le moindre craquement de branche.
Quoiqu’il en soit, ce n’était apparemment pas le cas pour Ignacius dont la marche toujours aussi sereine illustrait parfaitement sa connaissance des lieux.

Et alors que la poursuite durait déjà depuis plusieurs dizaines de minutes, le poursuivi s’est brusquement immobilisé, à la grande surprise de la poursuivante.
Aria tapis derrière le tronc d’un arbre à quelques mètres de sa cible a vu son rythme cardiaque s’accélérer, persuadée d’avoir été dénichée.
Seulement ses doutes ont fini par se dissiper une poignée de secondes plus tard, lorsque son cadet s’est enfin remis à se mouvoir, évacuant un profond soupir de soulagement au passage.
Ignacius s’est ensuite accroupi et a commencé à activement palper le sol de la forêt, sous le regard attentif de sa sœur aînée.

Après un court moment de recherche, le génie a fini par extraire du sol une corde, qu’il a péniblement tiré vers lui. Ce geste qui paraissait l’avoir éprouvé outre mesure, a eu pour effet d’ouvrir une trappe qui demeurait camouflée sous un épais tas des feuilles mortes. Face à ce spectacle, les mirettes de Aria se sont écarquillées d’une stupeur qui l’avait pétrifiée sur place.
Oui, cette cavité au loin représentait ses pires craintes, cette réalité à laquelle elle refusait ardemment de croire et le trouble frappant son visage n’en était que plus grand, à l’image de cette main offusquée qui venait désormais couvrir la partie inférieure de son visage au teint basané.  

De son côté, le poursuivi a jeté un ultime coup d’œil aux alentours et sans attendre davantage, s’est enfoncé dans le passage souterrain qu’il venait de déployer.

La sœur aînée qui tant bien que mal se remettait de cette troublante découverte a patienté quelques minutes derrière son tronc d’arbre, et après avoir rassemblé tout son courage, elle s’est précipitée vers la trappe d’un pas décidé et déterminée à faire enfin face à son petit frère.
Face à elle, se tenait un puits profond et lugubre, d’où ressortait l’extrémité d’une échelle en acier, fixement soudée à la paroi rocheuse de l’ouverture.
Sans se poser pléthore de questions, Aria s’est agrippée aux montants, puis barreau après barreau, est prudemment descendue le long de l’étroite cloison cylindrique de la fosse.

   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #3 le: Décembre 25, 2016, 07:10:34 »
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Après avoir longuement été aux prises avec l’échelle du puits, la jeune femme est finalement parvenue à s’introduire dans le repère souterrain, le jardin secret que Ignacius semblait précautionneusement garder à l’abri des regards indiscrets.
A elle s’offrait désormais un long couloir étriqué, jalonné de chaque côté du sol par des spots encastrables arrondis, qui diffusaient une faible lumière verdâtre offrant au corridor un éclairage tamisé.
Dès l’instant où elle a posé le pied en ces lieux, l’aînée de Ignacius a senti comme une gêne, un genre de malaise qui se ressentait jusque dans l’atmosphère drastiquement alourdie.
Pour autant, Aria savait qu’elle ne pouvait guère faire demi-tour, pas maintenant, pas si près du but alors que les réponses à ses tourments se trouvaient à quelques mètres droit devant elle..
La jeune femme s’est alors aventurée dans la coursive, munie d’une détermination toujours aussi inébranlable.
A mesure qu’elle avançait, l’aînée constatait que l’air se réchauffait de manière exponentielle, au point que cette dernière éprouve de plus en plus de peine à respirer. En effet, elle ressentait jusqu’au plus profond de son être, une immense sensation de puissance émaner des entrailles du repère.

Malgré ces contretemps Aria est au final arrivée au bout du long couloir, où se tenait une large ouverture dans un mur de ferraille, qui donnait directement sur ce qui semblait être un escalier.
Au moment où elle est survenue en haut des marches, pour la jeune femme il n’y avait plus de doute possible, les rumeurs concernant les activités de son frère cadet étaient véridiques.
Oui, la salle qu’elle venait de découvrir avec effroi, arborait bel et bien de sérieux airs de laboratoire expérimental.
Outre le climat de mort qui y régnait, la pièce entière était à demie éclairée par ces mêmes lumières vertes et intrigantes qui tapissaient le couloir, et le chemin qui s’étalait au pied de l’escalier en acier, était jalonné par six capsules de stase. Certaines revêtaient un éclat rouge écarlate qui rendait toute visibilité impossible, tandis que d’autres voyaient leur vitre brisée et leur contenu répandu sur le sol.
Au centre de la salle se trouvait Ignacius, qui se tenait face à un septième module de stase. Ce dernier était différent des autres. En plus d’être plus imposant et dans un meilleur état, son éclairage était vert vif et d’épais tuyaux s’en échappaient pour venir se relier à un ordinateur central, sur lequel le génie travaillait activement.
A la vue de ce spectacle macabre, Aria est restée figée dans un long moment, sans savoir comment réagir. Après tout, c’est tout son mon monde qui s’écroulait, son cher petit frère qu’elle avait juré de protéger, avait finalement succombé au charme de la vengeance et face à cette évidence, des larmes se sont inconsciemment mises à couler le long de ses joues.
Cependant, la jeune femme qui n’était pas au bout de ses surprises, a vu sa stupeur se décupler, lorsqu’elle a remarqué ces sept pierres étincelantes encastrées dans des socles au pied de la capsule, qui par leur éblouissante émanation de lumière, semblaient l’alimenter en énergie.

Toujours obstinée à avoir des explications, Aria s’est empressée de sécher ses larmes d’un vif geste d’avant-bras, avant d’interpeler son cadet, d’un ton mêlant tristesse et incompréhension.
« - Ignacius !
Abasourdi à l’écoute de la voix de sa sœur, le jeune homme s’est brusquement interrompu, les yeux exorbité par l’étonnement. Mais c’est finalement muni d’un petit sourire en coin, qu’il s’est retourné pour faire face à sa sœur.
- Je vois… alors comme ça tu m’as suivi ?
La sœur aînée s’est hâtée de descendre les quelques marches qui les séparaient au pas de course, faisant par la même occasion trembler l’escalier en ferraille sous le poids de ses pas lourds et décidés. Lorsqu’elle est finalement parvenue devant son frère, elle s’est enfin justifiée avec toute la détermination qui l’animait.
- Je n’avais pas d’autre choix ! Les rumeurs qui circulent au village te concernant étaient bien trop graves pour que je ne me contente que de les écouter !
A l’écoute des motivations de la jeune femme, le sourire de Ignacius s’est élargie et le vice s’est progressivement emparée son visage à sa grande surprise.
- Et bien oui. Comme tu peux le constater, c’est bien en ces lieux que notre vengeance a pris racine.
- Mais enfin de quoi parles-tu ! A aussitôt répliqué Aria, rongée par l’incompréhension.
Sans se donner la peine de répondre, le jeune homme s’est lentement dirigé vers le module de stase au centre de la salle puis, s’est adressé à son interlocutrice, avec un sourire ravi.
- Regarde Aria, regarde. N’est-elle pas magnifique ?
Fort de ces quelques mots, ses yeux d’acajou se sont mis à scintiller d’une fierté presque palpable qui n’a d’ailleurs, pas tardé à mettre mal à aise son invitée surprise, qui le regardait d’œil légèrement dépassé.
- De.. de quoi s’agit ?
A l’écoute de cette interrogation, le génie a arboré un air des plus sournois, avant de fixer son aînée d’un regard vindicatif.
- De ma création, de l’aboutissement de mon projet, M.O.R.T.E.M.
Aria semblait totalement abasourdie. En plus d’être désarçonnée par cette attitude hostile qu’elle ne lui connaissait pas, chacune de ses révélations paraissaient être un nouveau coup de massue sur sa tête, qui avait déjà vu le ciel lui tombait dessus.
- M.O.R.T.E.M. ?
- Oui, » a poursuivi Ignacius dans sa lancée.
« L’artefact ultime qui va nous permettre d’éliminer tous les profanes qui ont osé lever la main sur nous luminosiens, le peuple béni par le Joyau divin !
Ces ingrats tentent de s’accaparer notre déesse qui leur a donné la vie et c’est inacceptable ! Il ne mérite pas de vivre dans cet univers qu’elle a jadis créé tu comprends ? »
Aria demeurait sans voix, le sang littéralement glacé devant la haine et le mépris qui se dégageaient de chacune des paroles de son cadet.
Face à l’absence de réponse de son aînée, le jeune homme a quant à lui d’abord freiné ses ardeurs.
« Peu importe, un jour tu comprendras mes motivations. »
Puis et reparti de plus belle, en fixant avec détermination la capsule de stase face à lui.
« Grâce à ma création, l’univers tout entier sera purifié et c’est par le biais de cette immense puissance qu’ils convoitent tant, que M.O.R.T.E.M., le bras armé de la justice luminosienne va venger notre planète pour tous ces millénaires de douleur et de tristesse !
Focalisée par cette dernière phrase que venait de prononcer Ignacius, Aria a porté un regard secoué sur les sept gemmes encastrées au pied de la capsule.
- Ces pierres… Ne me dis pas que…
- Oui tu as vu juste, » a sèchement coupé le génie.
« Il s’agit de fragments bruts du Joyau, que j’ai récupérés puis reconvertis en source d’énergie quasi illimitée pour mon arme suprême.
Outrée. Telle était la mine de la sœur aînée lorsque les terrifiants projets de son frère ont pénétré ses oreilles. Elle demeurait là le regard vide, totalement pétrifiée par la tournure inattendue que prenait cette confrontation.
Son cœur semblait souffrir davantage à chaque parole énoncée par son cadet, qui la frappait tels de violents coups de poignard. La pauvre, ses jambes qui tremblaient d’angoisse, peinaient à la maintenir debout..
Cependant même dans son piteux état, sa soif de réponses n’en tarissait point à l’instar de ses questions de plus en plus hésitantes.
- C’est impossible… comment as-tu pu accéder à l’endroit où a été scellé le Joyau divin ? Je.. je croyais que seuls les descendants du Grand Sage pouvaient s’y rendre..
Confronté à la naïveté apparente de Aria, Ignacius s’est soudain mis à esquisser un sourire narquois qui peu à peu, s’est converti en un rire fort et méprisant, guidé par ses épaules qui semblaient l’accompagner dans sa folie.
- Lors de l’une de mes nombreuses recherches, j’ai été amené à me rendre dans notre village natal. Là-bas, j’ai découvert dans notre maison d’enfance d’importantes informations écrites dans une langue ancienne et dissimulés dans un coffre au sous-sol. En les déchiffrant, j’ai rapidement compris que Père était en réalité l’un des descendants directs du Grand Sage ce qui implique, que tu as devant toi son seul et unique héritier restant.
Anéantie sous le poids des actes de son cadet, la jeune femme a fini par s’écrouler le regard hagard et les larmes au coin des yeux. Malgré toute sa tristesse qui ne cessait guère de grandir au fil de leur confrontation, Aria a quand même trouvé les ressources nécessaires pour poursuivre leur discussion.
- Mon pauvre petit frère qu’as donc tu fait ? Te rends-tu compte qu’en t’accaparant les fragments du Joyau divin, ce sont des planètes entières et des dizaines de milliards de vies que tu as condamnées à ne jamais voir le jour.. ? En faisant cela.. c’est l’ordre naturel de l’univers créé par notre déesse que tu as mis en péril…
- Et alors !? » a sèchement répliqué Ignacius en haussant violemment le ton.
« De toute manière comme les autres, ces êtres indignes auraient fini par se retourner contre nous et nous déclarer la guerre ! »
Le génie avait l’air littéralement submergé par la rancune et fixait son interlocutrice d’un regard si renfrogné, qu’il ne paraissait désormais plus faire de différence entre sa sœur et les belligérants qui avaient nourri sa colère durant toutes ses années.
Le jeune homme a cependant fini par se calmer, en posant un regard apaisé sur ce module de stase dont il était si fier.
« Non. J’ai jugé bon de tirer profit de cette opportunité qui s’offrait à moi, non à nous. Réfléchis, avec cette arme, la protectrice de Luminos, plus personne n’osera jamais s’attaquer à notre belle planète, saccager nos villes ou raser nos campagnes… non, plus jamais..
Après la tristesse, c’était maintenant au tour de la révolte de guider les mots de Aria qui visiblement contre les idéaux de son frère, a décidé de se relever stimulée par toute la détermination qui lui restait.
- Ignacius à force de te prendre pour un être divin, c’est notre Joyau que tu finiras par mettre en colère. J’ai fait il y a longtemps la promesse de te protéger et tant que je serai là, je t’empêcherai de sombrer dans les ténèbres que la vengeance t’a faite côtoyer toutes ces années, tu m’entends ?
Visiblement, le cadet n’avait que faire des menaces de sa sœur bien au contraire, son sourire conquérant ne faisait que s’élargir à mesure que son interlocutrice s’opposait à lui.
« Tu arrives trop tard. L’ange messager de mon courroux s’abattra sur les mondes inférieurs. Et cette nouvelle ère, débute MAINTENANT ! »
Sans perdre un instant, Ignacius a brusquement appuyé sur l’interrupteur rouge qui trônait au centre de son clavier. Les gemmes au pied de la capsule se sont soudainement illuminées d’un éclat éblouissant.
Seulement contre toute attente rien ne semblait s’être passé comme le génie l’avait prévu. En effet, une alarme a aussitôt retenti dans l’intégralité du laboratoire, suscitant l’incompréhension de ce dernier qui pour la première fois a affiché une mine dépassée et des traits plus juvéniles.
Face à la multiplication de messages d’erreur qui ornaient l’écran de son ordinateur et les spots verts qui viraient au rouge sang tout au long de la salle, Ignacius pris de panique, a tant bien que mal tenté de rétablir l’ordre dans son antre, notamment en clapotant activement sur son clavier.
Hélas, c’était désormais au tour de la vitre protégeant la capsule de stase, de se craqueler au grand dam du jeune homme qui fou d’ire, hurlait de rage et tapait violemment des poings sur son clavier. Quant à Aria, elle s’est contentée d’observer le spectacle sans réagir d’un air assez résigné, comme si elle assistait là à l’accomplissement de ses funestes prédictions.
Le laboratoire a ainsi fini par se faire engloutir par une explosion de lumière blanche qui rapidement, s’est propagée sur la planète toute entière.

Depuis ce triste jour Luminos a disparu de l’univers, laissant derrière elle le Joyau divin ainsi que les gemmes plus connues sous le nom d’émeraudes du Chaos. Sa disparition a marqué la fin de la guerre et servi de leçon aux autres planètes, qui ont depuis cessé de chercher à s’accaparer leur immense puissance.
Les pierres ont ainsi chaviré de longs siècles dans le vide polaire de l’espace jusqu’à un jour, atterrir sur la planète verte nommée Mobius.
La suite est telle que nous la connaissons aujourd’hui…
Quant à Aria et Ignacius, les artisans bien malgré eux de ce désastre, nul ne sait ce qu’il est advenu d’eux, ni de leur planète natale…
   
Chapitre 0 : La genèse   Fin


Chapitre suivant Le Fléau noir
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #4 le: Décembre 26, 2016, 03:46:03 »
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Alors pour pas perdre mon habitude, je commence par les fautes:
Lorsque visiteur a lentement
Malgré la chaleur étouffante que dégageait flammes
 va venger notre planète pour tous ces millénaires de douleur et de tristesse ! -> alors je ne suis pas sûr mais je crois qu'il y a un s à douleur et tristesse comme ce sont des adjectifs
au grand dam du jeune homme qui fou d’ire -> j'ai pas trop compris ce mot :/

Alors l'avis:

Je trouve qu'il y a un coté de l'histoire qui me rappelle pas mal les Métarex, avec Luke et Hearthia.
Pour le reste: je suis habituée à te lire donc comme d'hab je trouve que tu écris bien, que tu développe bien et que l'histoire débute bien! J'attends de voir qui seront les heureux protagonistes de ton histoire et ce que tu nous réserves :3
En espérant que d'autre fans de tes œuvres naissent en même temps que cette fic!

Bonnes fêtes de fin d'année!
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #5 le: Décembre 28, 2016, 09:55:47 »
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Pourtant tu peux être certaine ! Il y a bien un "s" Smiley

Alors l'ire c'est un synonyme de la colère et concernant le côté Luke/Hearthia que peut prendre la fin du dossier 4, c'est possible bien qu'à aucun moment j'y ai pensé. Faut dire aussi que je ne peux pas le saquer ce Luke loool.
Plus sérieusement il faut dire que l'aspect vengeance/expériences et guerre est un procédé beaucoup utilisé dans les shōnen ou animations japonaises.
Orochimaru dans Naruto, ou Robotnik le grand père pour rester dans cet univers.
Disons que j'ai suivi la tendance  Wink

Sinon comme d'habitude, je te remercie pour toutes ces gentillesses et je te souhaite de bonnes fêtes  Grin
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #6 le: Janvier 01, 2017, 09:33:10 »
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Gerald Robotnik avait tout à fait le droit de se venger! Grin

Bonne année à toi du coup :)

Comme je le fais habituellement pour chacune de tes fics: je te demande l'autorisation de mettre au fur et à mesure tes chapitres sur un doc word pour les garder à usage personnel et privé pour lecture en offline (genre à disney)

Et merci pour l'infos! Wink
Je te laisse me répondre lorsque tu posteras la suite pour éviter un double post :p
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #7 le: Janvier 20, 2017, 07:41:09 »
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C'est vrai, mais peut-être que Ignacius aussi avait ses raisons de se venger de l'univers  Smiley.

Merci, bonne année à toi aussi il n'est jamais trop tard pour la souhaiter  Grin

Bien sûr, c'est avec plaisir et honneur que j'accepte  Smiley.

   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #8 le: Janvier 20, 2017, 07:47:07 »
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Bon concernant l'Héritage du Chaos, je vous propose (enfin) la suite de l'histoire avec le chapitre 1 !
Enfin seulement la moitié histoire de vous montrer que je ne vous oublie pas et surtout histoire de faire un peu languir  Cheesy
Allez, have a nice reading pour ceux qui liront  Smiley


Chapitre 1 : Le Fléau noir (1/2)




          L’histoire d’aujourd’hui, ce déroule bel et bien à l’ère du hérisson bleu. Oui, cela faisait maintenant près d’un an que l’univers tout entier avait été sauvé des mains de Dark Oak, par le sacrifice courageux et indispensable de la jeune Cosmo. Un an que le jeune Christopher Thorndyke avait dû repartir dans l’urgence dans sa dimension, sans même daigné saluer une dernière fois ses amis, qui conservaient au travers de leur gorge, l’amer goût de son départ en catimini. Oui, une année entière que la vie routinière des mobiusiens avait repris son cours, alors que tous gardaient dans un coin reculé de leur esprit, les rencontres et les souvenirs inoubliables qu’ils avaient vécus durant leur voyage dans l’espace.

Tout allait donc pour le mieux dans cet univers désormais débarrassé des métarex ainsi que des émeraudes du chaos, disparues en même temps que le souverain métallique.
Le hérisson bleu fidèle à lui-même, passait ses journées à gambader le long de sa planète dont aucun des recoins ne lui était inconnu. Tails s’adonnait à ce qu’il aimait le plus, construire des machines toutes plus performantes les unes que les autres, dans le but d’améliorer son quotidien et celui de ses amis. Bien évidemment, il n’y avait pas un jour où le petit renard ne pensait pas à sa chère Cosmo, qu’il regrettait de ne pas avoir pu sauver.. Cependant comme il le lui avait promis, il restait fort et gardait une joie de vivre permanente, à l’image de ce sourire qui ne cessait de s’élargir au fil des jours.
L’inséparable trio Amy, Cream et Cheese, en plus d’être toujours aussi soudé, passait ses journées avec leurs amis et n’hésitaient pas à les aider du mieux qu'elles le pouvaient.
Du côté de Knuckles et de Rouge, ces deux-là passaient le plus clair de leur temps quand ce n'était pas à se chamailler pour la garde de l’Emeraude Mère fraichement reconstituée, à dénicher de nouveaux trésors aux quatre coins du globe.
L'ambiance à l’agence Chaotix était au beau fixe. Depuis que les mobiusiens avaient appris que les trois détectives faisaient partis des artisans qui ont veillé à la sauvegarde de l’univers, leur notoriété avait grimpé en flèche engendrant ainsi une avalanche de clients.
Pour ne rien changer à ses habitudes, le Docteur Robotnik continuait d’importuner les habitants de la planète avec des robots toujours plus grands et des projets à chaque fois plus mégalomaniaques que les précédents… Mais bon comme d’habitude, les choses ne se finissaient jamais comme il l’avait prévu, la faute au hérisson bleu et ses amis qu’il finissait par toujours croiser sur sa route.
Le roboticien qui regrettait l’absence du hérisson noir dans ses rangs, répétait sans cesse défaite après défaite que l’issue aurait été différente s’il avait pu compter sur le soutient de la création de son grand-père à ses côtés. En effet après l’intense combat dans l’espace, Shadow demeurait introuvable et personne pas même Rouge n’avait eu la moindre nouvelle de ce dernier..
Cela dit, ce genre de traits faisant partie intégrante du personnage, nul ne doutait du fait que comme d’habitude, il s’en était brillamment tiré.

Quoiqu’il en soit malgré la routine paisible de nos protagonistes et la paix dans laquelle semblait être plongée leur planète, l’univers n’en demeurait pas pour autant en sureté.
Oui, le cosmos était bel et bien en proie à une nouvelle menace qui peu à peu à peu, se répandait le long de sa vaste étendue.
En une année, ce mal avait déjà atteint bon nombre de planètes et de galaxies, ravageant absolument tout sur son passage, ne laissant derrière lui que terreur et destruction.
Le fléau noir… Tel était le surnom que lui avait donné le peu de survivants que sa folie meurtrière avait épargnée et qui s’était colporté de planètes en planètes telle une légende urbaine.
Ce dernier surgissait de manière aléatoire sans signe avant-coureur et en l’espace de quelques jours, changeait sa cible en un véritable champ de bataille au milieu duquel il régnait en maître. Les villes étaient saccagées et réduites à l’état de ruines embrasées, les océans taris et les campagnes littéralement dévastées. C’est simple, son passage était synonyme d’extinction de toute forme de vie peuplant une planète, ne laissant derrière lui que pléthores de paysages apocalyptiques, ornés de ciels parsemés d’éclairs foudroyants et de nuages noirs aux pluies diluviennes.
Le fléau noir… Nul ne savait s’il s’agissait d’un robot, d’un être vivant ou tout simplement d’une catastrophe naturelle provoquée par un courroux divin. En effet, la seule description qui ressortait de ses nombreux passages destructeurs, était l’image d’une ombre noire. En tout cas une chose demeurait des plus certaines, c’est que ce mal se propageait dans l’univers tout entier, sans que rien ni personne ne puisse être entre mesure d’interrompre sa dévastatrice progression.

C’est finalement sur Aurora que nous a conduit ce fléau. Cet astre était une planète prospère, dont le cœur avait miraculeusement été épargnée par la folie des métarex. Les hybrides qui y demeuraient vivaient en paix et en harmonie avec la nature luxuriante que leur offrait leur astre.
Les cités étaient pleines de vie et matin comme soir, le commerce y était florissant, notamment avec ces nombreux marchands dont les établis copieusement garnis, en jalonnaient les rues larges et animées.
Les champs étaient riches et les hybrides des campagnes travaillaient sans cesse leur terre par la sueur de leur front. Sincèrement, qu’il s’agisse du haut de la plus haute montagne ou du sable fin de ses plages littorales, les paysages de cette planète faisaient partis des plus beaux qu’il puisse être capable d’entrevoir au sein de l’univers tout entier. Mais Aurora était surtout connue pour son climat estival et son ciel continuellement orné de cette aurore boréale qui telle une couronne, encerclait le globe de par sa couleur arc-en-ciel.
C’est sur cette planète que vivait Gally, une chatte âgée de 12 ans. Ce jeune félin de nature réservée et au pelage d’une pureté immaculé, arborait de grands yeux couleur noisette. Elle vivait paisiblement dans le refuge d’une petite ville non loin de la campagne, avec une dizaine d’autres hybrides devenus orphelins.
A défaut de ne plus avoir d’attache familiale, sa présence en ces lieux s’expliquait surtout par sa profonde amnésie. En effet, Gally avait été retrouvée un an auparavant près du lit d’une rivière environnante, par le Doyen du refuge avec pour seul bagage, un sac à ficelle qu’elle conservait toujours auprès d’elle. La jeune chatte en plus d’être inconsciente et dans un bien triste état, n’avait plus le moindre souvenir de sa vie passée en tête…
Quoiqu’il en soit, cela ne l’empêchait pas de vivre heureuse au sein de sa nouvelle famille qu’elle chérissait plus que tout. Gally respirait la joie de vivre et apportait le bonheur et le rire autour d’elle, notamment par sa maladresse naïve qui l’amenait souvent à casser, rater, tout ce qu’elle touchait ou tout simplement, à se retrouver un peu trop facilement au sol.
Mais la jeune chatte faisait toujours de son mieux pour aider ses proches, malgré la réticence de ces derniers lorsqu’il s’agissait de lui confier une tâche avec des produits facilement cassables. Elle gardait néanmoins toujours ce sourire rayonnant et contagieux qui lui attirait la sympathie de chaque personne qui croisait sa route et pouvait constamment compter sur le soutien de sa nouvelle famille, notamment Eon, un jeune renard au pelage brun dont elle paraissait particulièrement proche. Il serait même exact de dire que la jeune chatte affectionnait tout particulièrement passer du temps avec le canidé au chapeau de paille et à la brindille plantée dans la bouche.
Quoiqu’il en soit, malgré son tempérament de casse-cou et son allure de cowboy tout droit sorti d’un vieux film de western, Eon n’en demeurait pas moins serviable et d’une grande générosité, qu’il appliquait ardemment en passant son temps à aider tous ceux qui avaient besoin et ce, partout où il allait. C’est d’ailleurs en partie ce qu’appréciait Gally chez lui, en plus de constamment la protéger et du tendre sourire qu’il lui portait.

C’est ainsi qu’une après-midi, les deux jeunes hybrides étaient partis se promener le long d’une rivière à quelques kilomètres du village.
Les bords étaient calmes et jalonnés par de nombreux arbres touffus et verdoyants. Le ciel était bleu d’azur et les nuages blancs, faisaient penser à de vastes morceaux de cotons dérivant lentement le long de leur route céleste. Seuls les chants harmonieux des oiseaux du haut de leurs branches ainsi que le ruissellement de l’eau claire et limpide, venaient perturber ce silence reposant. A la vue de ce paysage paisible, les yeux de la jeune chatte n'ont pas pu s’empêcher de scintillaient d’émerveillement, sous le regard ravi de son compagnon.

Les deux hybrides avaient choisi de s’arrêter au pied d’un grand arbre près de la rivière, pour s’adonner à ce que le canidé aimait le plus, la pêche.
Eon s’était ainsi assis au pied du végétal, le dos encastré sur son tronc et la tête, confortablement installée sur ses bras derrière laquelle il les avaient croisés. Ses jambes vêtues de bottes en cuir noirs, étaient paresseusement détendues sur l’herbe chaude et humide du rivage. Le pelage ocré qui teintait ses moustaches ainsi que l’intégralité de son torse, se laissaient aller au doux zéphyr qui soufflait près de la rivière, à l’image de ses deux mèches rebelles qui s’échappaient de son chapeau. Les rayons du soleil qui traversaient les branches feuillues de l’arbre, venaient chaleureusement lui frapper son visage calme et détendu. Sa canne à pêche plantée à sa droite, paraissait elle aussi se détendre dans l’eau calme de l’affluent.
Quant à Gally, bien loin de la douce oisiveté dans laquelle semblait s’être plongée son camarade, elle s’était contentée de s’assoir sur la rondelle encore enracinée d’un arbre, en veillant à ce que sa longue robe immaculée ne se salisse pas au contact du sol légèrement boueux. Elle fixait le flot de la rivière d’un air pensif, et ses jambes qu’elle balançaient inconsciemment, venaient percuter l’écorce du tronc par l’intermédiaire de ses sandales blanches.

Aussi détendu soit-il, c’est bel et bien le jeune renard qui a brisé la glace, en observant lui aussi le cours d’eau, d’un regard solennel et verdoyant.
« - Y a pas à dire, quand je regarde ce genre paysage je ne peux pas m’'empêcher de penser que notre planète est belle et prospère.
Surprise par la réflexion de son compagnon, Gally est brusquement sortie de ses pensées d’un sursaut, avant de lui répondre munie d’un sourire corroborant.
- Oui, tu as raison.
Fort de la réponse de sa camarade, Eon lui a adresser un regard empli d’une profonde tendresse.
- Tu sais, c’est ici que je suis né et que j’ai grandi, c’est pourquoi du plus profond de mon cœur je désire la protéger du Fléau noir. C’est pour ça que je m’entraîne dur jour et nuit depuis de longs mois. Je veux vous assurer le plus bel avenir possible à elle et… à toi.. »
A l’écoute des aveux de Eon, Gally n’a pas pu empêcher son visage de rougir et son regard, de timidement se détourner. Quant au canidé, conscient d’avoir fait étalage de son excès d’affection, a lui aussi arboré un teint rubicond, avant de discrètement abaisser son chapeau pour masquer les teintes rougeâtres que prenaient possession de ses joues.
Il s’est ensuite progressivement repris, puis en fixant le petit sac blanc à ficelle que la chatte conservait au pied de la rondelle, l’a interpelée d’un ton interrogatif.
« Depuis que le Doyen t’a retrouvée avec ce sac à dos pour seul bagage il y a près d’un an, tu le gardes constamment sur toi comme si ta vie en dépendait.
Face au constat véridique de son interlocuteur, la jeune chatte a esquissé un air pensif et nostalgique, qui venait ternir l’éclat béat de ses yeux.
Elle lui a néanmoins répondu avec douceur, en serrant fort son bagage contre son torse.
- Même s’il n’a aucune valeur, je ressens au plus profond de mon être que son contenu joue un rôle important dans ma vie passé tu comprends ?
Visiblement compréhensif, le jeune canidé a affiché un sourire compatissant, avant de se lever et de finalement rejoindre sa camarade qui semblait de plus en plus s’attrister.
Le jeune renard a alors délicatement déposé sa main sur l’épaule de sa camarade, et l’a rassurée du mieux qu’il pouvait, pourvu d’un sourire doux et réconfortant.
- Ne sois pas triste Gally. Je te promets qu’un jour tu retrouveras la mémoire et je vais tout faire pour t’apporter mon aide. »
Ces paroles accompagnés d’un pouce ferme et chaleureux, étaient bel et bien parvenues à redonner un sourire rayonnant à la jeune chatte. C’était comme si chacun des mots de Eon avait un effet apaisant sur elle, comme s’ils étaient le seul et unique remède à tous ces maux.
Le canidé qui n’en demeurait pas moins rongé par la curiosité, n’avait pu s’empêcher de montrer une indiscrétion presque gênante envers son interlocutrice.
« Au faite, ça t’ennuierait de montrer ce qu’il contient ? »
Souriante et ayant une confiance plus qu’absolue envers Eon, Gally a hoché la tête avant d’entrouvrir le sac sous le regard attentif de ce dernier.
C’est alors que sous les yeux du jeune renard, apparues entassées au fond du sac en tissu, sept pierres grisâtres et usées. En plus de leur aspect grossier, elle semblait avoir été effritées par le temps.
A leur vue, l’entrain de Eon est immédiatement redescendu pour laisser place à une déception que son visage à lui seul peinait à contenir.
« Eh beh ! Ils ont l’air d’être dans un sal état tes cailloux. De quoi s’agit-il à ton avis ?
- Je n’en ai pas la moindre idée malheureusement », a fini par souffler la jeune chatte d’un ton assez déçu.
« Parfois, je les regarde longuement et j’essaye de me remémorer certains détails de mon passé, en vain hélas… »
Alors que Eon s’apprêtait d’un air rassurant à réconforter une fois de plus Gally qui fixait ses pierres d’un œil distrait, les deux jeunes hybrides ont brusquement été interrompu par de puissants cris qui les interpellaient au loin.
« GALLY, EON ! C’EST TERRIBLE, C’EST TERRIBLE ! »
Abasourdis par les hurlements qui se rapprochaient de plus en plus, les deux camarades se sont orientés vers leur provenance.
Il s’agissait d’un hybride magenta à l’apparence canine. Ce dernier accourait vers Gally et Eon à une telle vitesse, que ses pauvres bottes grises se tâchaient de la boue du rivage au fil de sa course fulgurante.
Dès son arrivé face à ses semblables, le jeune chien essoufflé, s’est aussitôt écroulé les mains fermement posées sur ses genoux.
Gally en a alors profité pour copieusement tirer les ficelles de son sac qui s’est aussitôt clôturé, masquant ainsi son contenu.
Intrigué par l’étrange attitude du nouvel arrivant, Eon s’est empressé de le questionner, en l’observant reprendre son souffle d’une mine interloquée.
« - Mais enfin qu’est-ce qu’il se passe Jaegger ? Pourquoi diable hurles-tu comme ça ?
A peine la phrase du canidé terminée, Jaegger s’est brusquement redressé et d’un ton des plus paniqué, a informé ses camarades avec le peu de souffle qu’il avait récupéré.
- La ville… on est.. on est attaqué !
 
« Dernière édition: Février 05, 2017, 10:54:23 par Shadow 76 »
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #9 le: Janvier 21, 2017, 09:11:34 »
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Nous faire languir? Après un mois d'attente? Shocked

Pour le moment c'est un scénario basique, j'attends de voir la suite pour savoir comment Gally et Eon rencontreront Sonic & co :)

Les fautes:

Spoiler :
Y a pas à dire, quand je regarde ce genre paysage je ne peux pas m’empêcher que notre planète ->manque un mot
Ces paroles accompagnés -> une parole donc un e :)
« Dernière édition: Janvier 22, 2017, 09:24:11 par Lirane Underground »
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #10 le: Février 05, 2017, 11:02:37 »
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Un mois c'est beaucoup d'après toi ? Ou pas assez ? Huh? :)
En tout cas j'ai rajouté la parole manqué de Eon, merci  Wink

Bon aller, bavardages à part, voici la seconde partie du premier chapitre. Have a nice reading again Smiley





Chapitre 1 : Le Fléau noir (2/2)



- La ville… on est.. on est attaqué !
Lorsque ces quelques mots sont parvenus aux oreilles de Gally et Eon, les deux hybrides ont écarquillé les yeux d’une stupeur que leur visage pétrifié peinait à dissimuler. Et alors que le cœur de Eon, s’est mis à battre à une fréquence démesurée et animée par la colère, celui de Gally tout au contraire, semblait s’être figé par ce même effroi qui avait pris possession de son être tout entier.
- C’est le Fléau noir il n’y a aucun doute ! » A constaté Eon avec affolement.
Comme cela ne suffisait pas, le jeune renard a hargneusement tapé du poing contre l’écorce du grand arbre au pied duquel il était encore paisiblement installé quelques instants auparavant.
Lui qui d’ordinaire semblait si calme et si souriant, il affichait désormais une mine extrêmement renfrognée, une mine, rongée par cette ardente volonté de mettre un terme au danger qui menaçait sa planète natale.
« Eon… »
Peu habituée à voir son ami perdre autant son sang-froid, la jeune Gally paraissait triste et son sentiment d’impuissance ne cessait guère de croître proportionnellement à cette tension présente dans l’atmosphère.
Dans la continuité de sa colère apparente, le renard qui semblait hors de contrôle a fait usage du peu de lucidité qu’il lui restait pour faire entendre ses directives d’un ton ferme et d’un regard qui l’était tout autant.
- Jaegger tu viens avec moi et quant à toi Gally, tu restes ici à l’abri et tu ne bouges pas tant que je ne suis pas revenu te chercher d’accord !?
Même si le ton de son interlocuteur ne laissait place à aucune contestation, la chatte qui semblait néanmoins contre, ne s’est pas privée pour donner son avis, portée par une panique de plus en plus grandissante. La féline s’est alors emparée de la main du jeune renard, qu’elle a fermement empoignée autour des siennes.
- Eon non je t’en supplie n’y va pas, c’est dangereux.. Ne, ne me laisse pas seule…
Ce simple geste paraissait avoir suffi à Eon qui a vu sa colère et son animosité se convertir en cette tendresse avec laquelle il affectionnait regarder Gally.
Ce dernier a alors fini par délicatement poser sa main libre au-dessus de celles de sa camarade qui enveloppaient les siennes.
- Il le faut pourtant. J’ai fait cette promesse de protéger ma planète et je refuse de la laisser sombrer dans le chaos sans lever le petit doigt. »
A l’écoute de ces mots, la jeune chatte savait qu’il lui serait impossible de changer l’avis de son ami. Elle s’est ainsi contentée de baisser la tête en affichant un air attristé.
C’est alors contre toute attente, que Eon l’a soudainement enlacée à sa grande surprise.
La féline a cependant rapidement troqué son étonnement pour une mine apaisée, tout en se laissant entraver par la tendre étreinte de son camarade.
Le renard qui affichait un sourire serein, resserrait progressivement son enlacement sur une Gally qui ne cessait de se blottir contre le torse de son ami. A travers ce geste affectueux qu’aucun des deux acteurs ne paraissait vouloir interrompre, la chatte était littéralement transportée par cette aura chaleureuse que dégageait Eon. Par la fermeté de ses bras, le renard se voulait protecteur et par le sourire lumineux qu’il exhibait, Eon souhaitait plus que tout quitter sa protégée la conscience apaisée et de la voir aussi rayonnante qu’il l’avait toujours vue.
C’est ainsi en rompant délicatement son étreinte qu’il a fini par annoncer à sa camarade son ultime consigne d’un ton solennel et affectueux.
« Quoiqu’il arrive, n’oublie pas que je serai toujours là pour toi. »
Face à ces quelques paroles, la chatte aux yeux chatoyants et gorgés d’émotion, a hoché la tête et c’est ainsi qu’elle a laissé ses deux compagnons s’en aller au pas de course vers la ville.

Après que ses deux amis aient entièrement disparu à l’horizon, Gally était restée un long moment figée au pied de la rondelle enracinée. Son regard était vide et le vent qui s’était quelque peu rafraîchi, venait souffler sur sa mine distraite et perturbée.
En effet, même si Eon s’était vu des plus rassurants, la chatte ne pouvait guère s’empêcher de s’inquiéter pour lui et bien qu’elle essayait dur comme fer de se rassurer, de faire confiance à ces paroles sereines qu’il avait prononcées, la féline s’était rapidement vue prise d’une angoisse croissante, qui peu à peu guidait le moindre de ses gestes.
Plus les minutes s’écoulaient et plus son anxiété gagnait du terrain, à l’image de cette atmosphère aussi glaciale que les sueurs qui coulaient désormais le long de son front.
Désobéir ou bien attendre…
Impuissante face à ce cruel dilemme qui la rongeait du plus profond de son être, Gally avait bien malgré elle, fini par manifester d’importants signes de nervosité apparents, qui reflétaient de bien belle manière le conflit intérieur qu’elle menait rudement. Elle s’était alors mise à se ronger les doigts et à frénétiquement tourner autour du grand arbre, en changeant fréquemment de sens de rotation sans la moindre logique.
Quand son inquiétude a finalement atteint son paroxysme, la jeune féline a finalement craqué et s’est précipitée dans la direction de la ville, après avoir enfilé son sac à dos.

Sans le moindre répit, la jeune chatte courrait, courrait, sans prêter la moindre attention à ce qu’il l’entourait, elle courrait, guidée par sa détermination et son désespoir dans le but de retrouver Eon.
Elle qui était pourtant si précautionneuse à l’égard de sa robe immaculée, n’hésitait pas à piétiner lourdement les vastes flaques d’eau croupis qui se dressaient sur son chemin et qui venaient teindre le tissu de son vêtement.
Son souffle qui semblait tarir au fil de ses pas, ne l’empêchait guère de vaillamment poursuivre sa route, ni même de repousser toujours plus loin des limites qui n’avaient jamais été autant mises à rude épreuve.
Les paysages s’enchaînaient et progressivement, Gally quittait le milieu champêtre des marécages pour un décor plus citadin. Seulement malgré que rien ne paraissait pouvoir l’interrompre dans sa progression, la féline a néanmoins été forcée de ralentir sa cadence face à cette vue qui s’offrait elle.
En effet, le ciel s’était brusquement obscurci et les nuages menaçant qui le couvraient ne demandaient qu’à se délester de toutes les calamités qu’ils contenaient.
Aussi, la végétation autour d’elle agonisait et arborait des teintes grisâtres.
Face à ce climat de désolation qui se profilait à l’horizon, la jeune chatte a repris sa folle course de plus belle, cette fois animée par un tout autre sentiment, l’appréhension.

Lorsqu’elle est finalement parvenue aux portes de la ville, Gally s’est brusquement arrêtée et a écarquillé les yeux de stupeur la main, posée sur le dessus de sa bouche.
Oui, sous ses mirettes se tenait une cité littéralement en proie à un brasier dont les épaisses fumées vermillonnes se propageaient vers le ciel. La vie semblait avoir entièrement disparu et un silence de mort y régnait en maître, que seule la chute des bâtisses consumées par les flammes osait venir perturber.
Cette métropole reconnue pour ses commerces fleurissants et son animation permanente, voyait ses étalages renversés et ses magasins dévastés.
Face à ce spectacle et cette tension suffocante, le cœur de Gally s’est subitement mis à battre à foison et ses pensées se sont aussitôt orientées vers son refuge, qui se trouvait à quelques pas de sa position.
Les yeux gonflés de larmes, la chatte a alors repris sa chevauchée la boule au ventre, fermement décidée à sauver ce qu’elle avait de plus précieux. Hélas bien que nobles, ses intentions ont malheureusement été vaines car lorsque Gally est arrivée près de son foyer, il était déjà trop tard.
Rien. C’est exactement ce qu’il restait de son refuge, un néant que les intenses flammes se chargeait d’assurer en calcinant les quelques parois qui tenaient encore difficilement debout.

A la vue de cette scène irréaliste, les larmes que Gally peinaient à contenir, se sont vivement déversées le long de ses joues quant à ses jambes, elles se sont brusquement mises à trembloter, avant de finalement céder sous le poids de son corps.
Désormais isolée et les genoux à terre devant cette terrible réalité qui se dressait devant elle, la jeune chatte a fini par pousser un ahurissant cri qui à lui seul, illustrait toute la douleur et la tristesse que lui inspirait ce triste destin.

Et alors que la situation paraissait déjà avoir atteint son seuil critique, une silhouette noire s’est progressivement dessinée au milieu de l’incendie, sous le regard attentif de la féline.
Face à elle, les flammes qui semblaient la fuir se sont peu à peu dégagées, laissait ainsi à Gally le funeste privilège de voir le visage de son bourreau, le visage tant mystérieux de ce Fléau noir, que personne dans l’univers n’avait pu apercevoir sans ensuite sombrer dans les couloirs du trépas.
Ainsi apparu sous l’éclat flamboyant du brasier, l’image d’un hérisson noir aux traits rudes et renfrognés que la féline fixait avec une crainte palpable et un effroi sans équivoque.
Son regard aiguisé et cette aura meurtrière qu’il dégageait, avaient suffi à pétrifier la jeune chatte et à geler intégralement son sang dans ses veines, jusqu’au moindre millimètre cube.
Malgré la chaleur étouffante du feu, sa seule présence réussissait à exponentiellement faire chuter la température de l’atmosphère environnante.
Mais qui était-il ? Qui était ce hérisson noir aux cinq piquants qui se tenait droit face à sa vis-à-vis, muni d’une prestance toute aussi charismatique que son aura ?
Ce pourrait-il qu’il soit celui auquel tous pensent… ?
En tout cas, ses yeux froids et inexpressifs braqués sur Gally tels un révolver sur sa victime, ne paraissaient pas lui laisser la moindre chance d’échapper à la funeste fin qu’il lui réservait..


Chapitre 1 : Le Fléau noir   Fin


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« Dernière édition: Février 05, 2017, 07:46:05 par Shadow 76 »
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #11 le: Février 05, 2017, 06:25:26 »
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Personnellement je trouve ça long mais poste selon ton temps d'écriture y'a pas de soucis Wink

Au vue du titre du second chapitre y'aura un combat avec Shadow, mais comme il ne doit pas être le seul hérisson noir de l'univers je suppose qu'il sera le vent noir et pas le fléau noir. Ou alors il sera même pas là. Ou alors j'ai pas compris et c'est le fléau noir mais wtf.
C'était un peu court et comme tu as nommés un de tes personnage Jaeger et qu'en plus tu mets un paysage de ruine: j'ai pensé à L'attaque des titans sur le coup, mais ça devait pas être volontaire.

Comme d'hab la liste des fautes, et comme d'hab j'attends impatiemment la suite :)

Spoiler :
les deux hybrides ont écarquillé les yeux d’une stupeur que leur visage pétrifié peinait à dissimuler -> peinait à la troisieme personne et du coup un s à visage et leur :p
la chatte aux yeux chatoyant et gorgés d’émotion->Les yeux étant chatoyants il faut un s, pareil pour émotion
Elle s’était alors mise à se ronger doigts -> oublie de mot :p
qui se tenait droit face à sa vis-à-vis -> là aussi je crois qu'il y a une erreur quelque part


(Au fait j'ai le droit de savoir si y'a Manic dans l'histoire ou se serait un spoil/surprise? Roll Eyes)
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #12 le: Février 05, 2017, 07:57:15 »
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Je suis désolé  Grin
Je suis super occupé cette année scolaire je ne peux qu'écrire pendant les vacances ou quand on s'y approche grandement  Undecided le reste du temps je mets en place le scénario.
Mais ça me fait plaisir de pouvoir publier la suite de l'histoire quand je le peux  Cheesy

Je suis satisfait que tu te pose déjà des questions sur le Fléau noir, c'est le but  Wink
Le post était court mais c'est à cause du chapitre que j'ai coupé en deux  Undecided

J'ai corrigé les 2 fautes majeures "les doigts" et "chatoyants", les autres sont en fait correctes. Pour "émotion" le "s" n'est pas une obligation et la dernière phrase était aussi correcte.
Mais il se peut que j'ai tort, je ne suis pas un érudit après tout  Grin 

Pour l'anecdote sur l'Attaque des Titans, je n'y connais absolument rien mis à part le nom du héros, donc non je n'ai fait aucune corrélation avec ce manga là.

Le chapitre suivant sera normalement plus long que celui-ci, j'essayerai de le publier pendant mes vacances :).

Un grand merci à toi en tout cas  Cheesy

PS : Manic ? Tu vas être déçue..
   
Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #13 le: Février 05, 2017, 08:57:46 »
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Ok donc on se revoit dans un mois ou deux, d'ici là je me serais peut-être remise de cette révélation Cry
Bon courage pour l'écriture et tes études! Cheesy
   
Re : Re : L'Héritage du Chaos
« Répondre #14 le: Février 05, 2017, 10:37:47 »
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J'ai corrigé les 2 fautes majeures "les doigts" et "chatoyants", les autres sont en fait correctes. Pour "émotion" le "s" n'est pas une obligation et la dernière phrase était aussi correcte.
Mais il se peut que j'ai tort, je ne suis pas un érudit après tout  Grin 


Mouai enfin... si je pouvais avoir ne serait-ce qu'un dixième de tes capacités orthographique, je serais un homme combler. :p
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